Offrir des cadeaux cadeaux minimalistes

En ce jour de Noël, quoi de mieux que de parler de cadeaux ? Cette année, même si nous offrons encore des cadeaux « matériels », nous avons senti que le minimalisme avait vraiment fait son chemin dans nos esprits car il nous a été tout naturel et surtout très plaisant de réfléchir à des cadeaux minimalistes.  Il en existe de différents types :

* des cadeaux de seconde main : les brocantes, dépots ventes et autre Emmaüs sont des mines à trésors ! Pour ce Noël, j’y ai par exemple trouvé des livres qui sont comme neufs pour ma grande MiLou et un joli coffret de peinture pour Mamz’ElleA

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On voit que la palette a déjà servi et il faudra remplacer deux tubes de gouache mais elle était très heureuse de ce cadeau « de grande » et je sais qu’elle s’en servira beaucoup car elle peint presque chaque jour.

* des cadeaux recyclés : j’ai été ravie de constater que Mamz’ElleA a intégré le recyclage comme source de créativité et d’originalité puisqu’elle m’a offert une jolie bourse créée par un artisan local qui recycle des canapés en cuir en sacs à main, pochettes à chéquier, porte-monnaie et donc bourses

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Je la trouve vraiment jolie et c’est chouette de se dire que chaque modèle est unique !

* des moments qui feront de beaux souvenirs : une place pour son premier concert pour MiLou, des séances privées à la patinoire avec un professeur particulier pour Mamz’ElleA qui rêve de patiner mais est angoissée par la foule, une séance de hammam avec soin pour une amie d’enfance qui a vécu une année difficile … Les idées sont infinies ! Quand ces cadeaux sont vraiment immatériels, il suffit de réaliser un joli bon ou une affichette

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* enfin, des cadeaux faits maison dont la liste, là encore, est infinie : petites douceurs (ici on a fait des orangettes au chocolat cette année), des produits de soin (baume à lèvre, par exemple), des décorations (attrape-rêves, peinture, petit objet sculpté en pâte fimo, etc) …

Et vous, qu’offrez-vous ?

 

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Pour un Noël zéro déchet : des emballages drôles et personnalisables !

Nous sommes toujours loin du zéro déchet mais nous avançons pas à pas … Depuis nos derniers anniversaires, nous réfléchissons à notre manière d’emballer (ou pas !) les cadeaux que nous nous offrons. Mamz’ElleA et moi avons même récemment participé à un atelier sur ce sujet au cours duquel nous avons appris à faire des Furoshiki ainsi que des pochettes avec de simples feuilles de papier (merci Romy !) et cela nous a ouvert des horizons. Finalement, c’est MiLou qui a eu la bonne idée de recycler ses vieux Mon Quotidien : en effet, elle y est abonnée depuis près de deux ans à présent et, comme elle les garde précieusement, les piles ne cessent d’augmenter. Prise d’une soudaine envie de faire du vide (on se demande de qui elle tient cela !), elle m’a proposé de les utiliser pour emballer des cadeaux.

Jusqu’à l’année dernière, les cadeaux arrivaient sous le sapin par magie dans la nuit du 24 au 25 décembre, mais, comme nous vivons loin de nos proches, nous recevons des colis et les Mouettes n’étant plus dupes, nous avons décidé l’an passé que les cadeaux arriveraient au petit bonheur la chance au fil des jours et, finalement, c’était bien sympa aussi ainsi. Cette année, deux colis sont déjà arrivés et je me suis donc prêtée au jeu d’emballer leurs contenus avec des journaux. Non seulement je me suis bien amusée à chercher l’image ou l’article correspondant soit au contenu du paquet soit aux goûts de celui qui va le recevoir, mais en plus, j’ai trouvé cela simple, ludique et pratique (plus de rouleaux d’emballage cadeaux à acheter !). J’ai donc choisi soigneusement les images qui figureraient sur le dessus des paquets, j’ai également recyclé un carton reçu il y a bien longtemps pour y placer un objet dont la forme risquait de déchirer le papier :

journal1 journal3J’ai découpé un morceau de carton pour confectionner des étiquettes, j’ai utilisé des restes de ficelles et voilà le résultat !

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Alors, certes, pour un vrai Noël zéro déchet il faudrait bannir les cadeaux matériels achetés exprès dans le commerce (et d’ailleurs, personnellement, je m’y efforce cette année, j’en parlerai bientôt dans un prochain article mais sans doute après Noël pour ne pas que de petits yeux curieux en apprennent trop, trop tôt), mais là il s’agit de cadeaux que des gens que nous aimons mais ne voyons que très peu nous font alors nous ne boudons pas notre plaisir, bien au contraire, tout est question d’équilibre !

Quoi qu’il en soit j’adore ces emballages ludiques, économiques, écologiques et j’aime prendre le temps de choisir la bonne illustration en imaginant la réaction du destinataire du cadeau !

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Faire ses biscottes maison !

[Oui, oui, comme l’an passé, la rentrée scolaire est passée par là, depuis je cours je cours et je ne trouve pas le temps de bloguer. Heureusement que les vacances de la Toussaint me permettent de souffler un peu et de revenir ici !]

Les biscottes, c’est bien pratique les matins d’école : les enfants sont autonomes, on peut varier les saveurs, ce n’est pas très cher … mais il ne faut pas trop se pencher sur la composition (et surtout pas sur le taux de sucre !!), ça génère beaucoup de déchet et ça occupe beaucoup de place :

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Alors il y a deux mois j’en ai eu assez, j’ai pas mal surfé pour compiler des recettes et je me suis finalement rendue compte que faire ses biscottes soi-même est très facile, qu’elles sont bonnes, il faut juste s’organiser un peu car il faut compter deux jours (mais pas plus de 15 à 20 mn en tout d' »intervention humaine » !). J’ai pris le pli de les préparer le week end et ça roule pas mal ainsi même si j’avoue qu’on en achète encore de temps en temps mais nettement moins.

Voici la recette que nous préférons. Il faut commencer par préparer un petit levain en mélangeant 14 cl d’eau tiède, 1 cc de levure de boulanger, 1cs de miel, 120g de farine T45, environ 2 cs de lait et 1 cc de sel.

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Laisser poser 15 mn.

Dans une machine à pain (sinon, à la main mais c’est forcément plus long), intégrer dans l’ordre le petit levain, 30g d’huile, 110g de farine T45

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puis mettre le programme « pâte » en route.

20170818_124905 Quand la pâte est prête, la dégazer sur un plan de travail fariné, former un pâton puis le déposer dans un moule. Laisser lever pendant 40 mn (en réalité, selon les jours et mon programme, je laisse poser parfois beaucoup plus longtemps, cela n’a pas d’importance, 40 mn étant le minimum).

 

Enfourner 20 mn à 200° puis laisser refroidir et sécher 24h. 20170818_13582820170819_152822

Le lendemain, donc, couper en tranches et les laisser sécher sur la grille du four pendant 2h. Enfin, les cuire 5 à 7mn à 210° : selon qu’on aime les biscottes bien grillées ou non, faire cuire l’autre face. Ici, on fait moitié moitié pour satisfaire tout le monde !

Laisser les biscottes refroidir avant de les mettre dans une boîte métallique.

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A nouveau, cela peut sembler long à réaliser mais non, chaque étape ne prend que quelques minutes !

Et voilà une nouvelle recette simple, économique, écologique (adieu les emballages !), qui prend soin de nous en éradiquant les conservateurs, les surdoses de sucres et autres additifs …

Vers le minimalisme numérique

Trier son dressing, son tiroir à couverts, sa paperasse, c’est bien et toujours utile ! Mais il est des « lieux » dans lesquels on entasse sans compter et qu’on néglige souvent de trier, d’organiser et de vider de temps à autre : son ordinateur / sa tablette et son téléphone portable. Ce n’est pas parce qu’on ne voit pas les données qu’elles n’encombrent pas !

En outre, s’intéresser au minimalisme c’est engager une réflexion sur la manière dont on occupe ses journées,  dont on consomme, sur nos choix de vie, ce qui implique qu’on s’interroge également sur notre vie numérique, en particulier sur le ratio entre notre vie réelle et notre vie virtuelle.

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Voici donc d’une part 5 tris voire vides à faire dans nos ordis et téléphones puis 5 astuces pour éviter que nous passions moins de temps dans la vie réelle avec de vrais gens (ou avec soi-même !) que face à un écran et un clavier.

5 tris et / ou vides à faire dans son ordinateur / sa tablette et son téléphone portable :

  1. Faire du vide sur son bureau / sa page d’accueil : trop souvent on garde sur son bureau / sa page d’accueil des raccourcis vers bien plus d’outils / d’applications qu’on en utilise réellement au quotidien alors autant faire du vide pour ne garder que l’essentiel et profiter pleinement d’une jolie image d’arrière plan
  2. Trier ses mails :  créer des dossiers afin de retrouver facilement ceux qui nous sont réellement utiles puis supprimer les autres, y compris ceux de proches qui datent de plusieurs semaines / mois (années ??) et qu’on ne relira jamais. De la même manière, supprimer régulièrement les SMS stockés inutilement.
  3. Se désinscrire des newsletters qui nous encombrent et n’ont pour seul objectif que de nous inciter à la consommation : perso je n’en ai gardé aucune. Eviter de donner son numéro de portable aux magasins qu’on fréquente afin de ne pas être envahi par les SMS publicitaires.
  4. Trier ses photos, idéalement se fixer un nombre à garder, par ex 30 pour ses vacances, même si on en a pris 200 ! Jetter surtout les photos en double / triple / quadruple … qu’on a prises pour être certain d’en avoir une de belle et entre lesquelles on ne se résout pas à faire un choix ; classer celles qu’on garde dans des dossiers clairement nommés (idéalement en imprimer afin de compléter de vrais albums à feuilleter en famille ou entre amis !)
  5. Faire du vide dans ses favoris : à quoi sert de garder en favori un site qui a cessé d’exister ou un blog qui n’est plus alimenté ? un site qu’on n’a pas consulté depuis des semaines ou des mois ? Zou, on supprime !

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5 astuces pour que le virtuel ne prenne pas le dessus sur notre vie dans le monde réel :

  1. Pour les plus de 30 ans, se rappeler qu’on a vécu sans et qu’on n’était ni malheureux ni désoeuvrés !
  2. Supprimer les notifications ou tout autre bip signalant l’arrivée d’un mail / d’un sms / d’un like je ne sais où / la publication d’une photo d’un abonné sur instagram ou que sais-je encore … Il est parfaitement inutile d’être informé de tout cela en temps réel, les découvrir une heure ou dix heures plus tard ne changera rien à nos vies virtuelles !
  3. (Re)prendre l’habitude de sortir sans son téléphone portable pour une course, une promenade, une virée entre amis afin de redécouvrir qu’on peut profiter du temps présent sans en faire de photos et surtout sans polluer ce moment par des échanges sms avec des personnes autres que celles avec qui on est
  4. Se fixer des limites / des habitudes : par ex chez nous (hors grandes vacances au cours desquelles on change parfois d’habitude), les enfants n’utilisent l’ordi que pendant un temps limité en fin de journée, entre les devoirs et le dîner, et encore pas tous les jours tandis que moi je ne l’allume qu’après le dîner. Les téléphones portables « se couchent tôt » (vers 20h) et « dorment » dans le salon, jamais dans les chambres. On ne consulte pas son téléphone (même s’il a bipé) quand on est à table. Etc. On peut aussi décider de vivre une journée / semaine sans téléphone ou sans ordi ou les deux. A chacun de trouver les règles qui lui conviennent, l’essentiel est de comprendre leur intérêt et de s’y tenir ! Il me semble essentiel de refuser d’être joignable et dispo à tout moment et dans la seconde.
  5. Comme il est parfois difficile d’éteindre l’ordinateur / le téléphone comme on l’avait décidé, on peut en programmer l’arrêt. Moi, par exemple, comme je n’utilise mon ordi pour mon plaisir que le soir quand j’ai enfin un moment rien qu’à moi, j’ai tendance à toujours repousser le moment de l’éteindre ce qui me fait lire plus tard et donc me coucher encore plus tard que ce dont j’ai besoin. Afin de m’aider à me réhabituer à éteindre mon ordinateur à une heure décente, j’utilise le planificateur de tâches pour le faire à ma place : j’ai programmé l’arrêt de mon ordinateur à une heure donnée et je trouve cela bien utile !

Internet et le développement du numérique ont enrichi nos vies, mais les dérives qu’ils engendrent transforment la liberté qu’il procurent en esclavage et en perte de contrôle. Alléger nos vies numériques et virtuelles est essentiel pour qu’elles ne soient que plaisir et choix réfléchi. Ralentir commence par savoir poser son téléphone portable voire l’oublier et par laisser éteint son ordinateur.

Accompagner la colère

D’aussi loin que je me souvienne, Mamz’ElleA a toujours été saisie par des colères aussi violentes que soudaines qui nous laissent immanquablement épuisées et malheureuses toutes les deux. Avec l’âge / le temps / les stratégies mises en place, elles se sont espacées sans jamais disparaître pour autant.

Grâce à mes lectures de livres et de blogs sur la parentalité positive, j’ai fini par comprendre qu’en m’efforçant de calmer voire d’arrêter ces colères ou, pire, d’y répondre par mes propres colères, j’étais parfaitement contre productive. Récemment, la lecture d’un article de Gwen (ici) m’a ouvert les yeux : plutôt que de vouloir empêcher la colère de s’exprimer ou de la limiter, mieux vaut l’accompagner, aider l’enfant à traverser cette colère puis à en sortir doucement. C’est tout bête mais cette réflexion a changé mon rapport à la colère, même si ça ne fonctionne pas encore à tous les coups !

Dans le même temps nous avons mis en place deux nouveaux outils pour nous aider à vivre cette traversée des émotions avec moins de violence :

  • la roue de la colère : conçue à 4 mains lors d’un moment de retour au calme après une violente colère, cette roue est une sorte de boîte à outils dans laquelle piocher des issues pour quitter la colère en douceur

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Les solutions proposées sont propres à chaque enfant et il me semble essentiel d’élaborer cette roue avec lui. De fait, certaines de mes propositions (comme chanter !) lui ont paru incongrues alors que de son côté elle a proposé des solutions auxquelles je n’aurais pas pensé (se cacher dans son lit). L’objectif reste de s’apaiser, de « se sentir mieux afin d’agir mieux » comme le répète Jane Nelsen dans son livre sur la discipline positive.

L’idée est qu’un tiers propose à l’enfant une / des activité(s) susceptible(s) de l’aider à sortir en douceur de sa colère afin de l’amener à s’apaiser et à se sentir mieux pour, plus tard, renouer le contact avec lui.

  • une boîte de l’apaisement : dans une jolie boîte (chez nous avec des fleurs mais on peut aussi prendre une boîte toute simple et la personnaliser avec l’enfant), disposer des petites choses qui vont aider l’enfant à retrouver son calme tout seul et, petit à petit, à se sentir mieux.

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Dans la nôtre, on trouve un petit doudou hippopotame, des mini crayons de couleurs avec un petit carnet, un handspinner, une balle anti stress, de la Patarev avec un mini emporte pièce, un ressort multicolore, des petites figurines.

Cette fois, l’objectif est de proposer cette boîte à l’enfant lorsqu’il est en colère pour qu’il trouve seul le chemin vers l’apaisement en détournant son attention sur des petites choses qu’il aura plaisir à retrouver / redécouvrir.

Rien de bien miraculeux mais des réflexions et des outils qui font avancer, petit à petit !

Mes lectures # juillet 2017

Malheureusement, je ne parviens pas à lire plus pendant les vacances que durant l’année scolaire, je lis même plutôt moins car étant alors 24h / 24 avec mes filles qui, en outre, se couchent plus tard l’été, eh bien j’ai finalement moins de temps pour moi que lorsque je travaille. C’est un comble, je sais, et ma PAL me fait de l’oeil !

En ce mois de juillet, donc, j’ai lu un album, un recueil de nouvelles, un roman jeunesse, deux romans pour enfants, un roman « adulte » (que je n’ai pas terminé !) et un essai.

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  • JF Laguionie, Louise en hiver – C’est un album adapté du film d’animation éponyme. Louise est une vieille dame qui manque de peu le dernier train qui ramène les estivants chez eux après un été au bord de la mer. Elle se retrouve seule dans une ville abandonnée et malmenée par de grandes marées. Elle pense d’abord que ses proches vont venir la chercher mais personne ne vient et Louise va devoir se trouver un abri, cultiver la terre pour se nourrir, affronter la solitude. Visions et souvenirs vont vite s’entremêler dans son esprit et dans ses rêves. C’est un très bel album, tout en délicatesse et silences, qui aborde de manière poétique et retenue les thèmes de la vieillesse, de la solitude, de l’abandon. Très beau !
  • G. Roussel, Dire au revoir – Mon grand grand coup de coeur du moment, je l’ai lu deux fois de suite pour mieux en profiter ! Il s’agit d’un recueil de nouvelles, toutes sur le thème original de l’au-revoir, plus délicat et plus complexe que l’adieu car en suspens entre un avant et un « un jour … », comme une sorte d’inachevé qui pourtant est quand même une fin. Les personnages de G. Roussel se quittent, mais ils quittent aussi des lieux, des métiers, des souvenirs … C’est beau, c’est troublant, c’est parfois étrangement serein alors qu’on aurait envie de hurler, c’est résigné (ou sage ?) aussi. A lire, absolument !
  • V. Villeminot, Les Pluies, t. 1 – Dans un pays et à une époque indéterminés mais très similaires aux nôtres, il pleut, sans discontinuer, depuis des mois, à tel point que tout est inondé, qu’il faut fuir les maisons mais pour où ? 2 adolescents et 3 enfants dont un bébé se retrouvent ainsi à errer pour tenter de sauver leur peau ; sauver leur peau de la menace des eaux mais également, très vite, du danger que représentent d’autres exilés prêts à tout pour survivre. Ce roman ado est une épopée moderne au réalisme qui fait froid dans le dos (j’ai beaucoup pensé aux importantes inondations qui ont touché l’Ile de France en mai 2016). Le roman est composé de 5 parties dont une épistolaire à sens unique qui est touchante et joliment écrite. C’est prenant et j’ai hâte de lire le tome 2 !
  • W. Kotzwinkle, L’Ours est un écrivain comme les autres – Voilà un livre qui me faisait de l’oeil depuis des mois chez mon libraire, accompagné d’une petite étiquette « coup de coeur » qui me tentait beaucoup et, pourtant, je n’ai pas terminé ce roman. J’ai bien aimé le début, le style, l’originalité de l’histoire de cet ours qui déniche une malette contenant un manuscrit qu’il lit, aime et décide de publier et entre ainsi dans le monde fermé de l’édition. En fait, je crois que j’ai été gênée par le fait que tout se déroule comme si l’intrigue était parfaitement normale ! J’ai aimé l’humour du récit, l’exentricité des personnages alors même qu’ils font tous comme si de rien n’était mais il m’a manqué quelque chose, peut-être un sursaut d’un personnage, je ne sais pas, une révolte contre l’énormité de ce personnage curieux qu’est l’ours habillé en homme. Sans doute n’était-ce pas le moment pour moi de lire ce livre, je le reprendrai peut-être plus tard !
  • F. Kelly, Le Trésor des Granville – Depuis que je pratique « l’école à la maison » avec Mamz’ElleA, nous lisons des romans ensemble et voici notre premier livre lu à deux voix. Trois détectives en herbe gagnent un concours et participent à un jeu d’enquête dans le grand et mystérieux château des Granville. Sauf qu’évidemment un vol resté irrésolu il y a plusieurs années refait parler de lui et les trois enfants vont mener une enquête pour de vrai. Voilà un livre qui initie les jeunes lecteurs au roman policier avec du mystère, des énigmes à résoudre, des indices à ne pas rater, juste ce qu’il faut de frayeur et de suspens pour tenir en haleine et faire éprouver les premiers frissons de lecteur. C’est également un récit bien écrit, bref un roman qui donne envie de lire aux enfants !
  • M. Druon, Tistou les pouces verts – C’est Mamz’ElleA elle-même qui a choisi ce classique pour notre 2è lecture à deux et je dois dire que c’est avec bonheur que j’ai retrouvé ce joli roman que j’avais lu il y a bien longtemps ! Toutes les deux nous avons évidemment adoré ce petit bonhomme pas comme les autres qui interroge le monde « des grands » avec une naïveté très perspicace. Il a à coeur d’apporter de la couleur et un peu de bonheur aux autres, surtout là où il n’y en a guère alors que lui-même est, en quelque sorte, privé de l’insouciance de l’enfance. J’avais gardé en mémoire que c’était un roman drôle, poétique, émouvant, je le relis aujourd’hui avec un regard neuf et j’ai plaisir à voir en Tistou un héros qui « a parlé » à ma fille car, comme elle, il est empêché d’aller à l’école avec les autres enfants, comme elle il apprend alors « de manière informelle » au gré de ses rencontres et de ses curiosités, comme elle je l’espère il découvre en lui des pouvoirs qu’il ignorait et qui, pourtant, vont faire de lui un petit être qui a toute sa place parmi les autres. Cette lecture nous a fait du bien ! Un grand classique à lire, à relire et à offrir aux enfants !
  • J. Nelsen, La Discipline positive – Pour être honnête, voici un essai que j’ai ouvert avec pas mal de scepticisme, notamment en raison du sous-titre qui parle  de « bienveillance et fermeté », deux termes pas mal galvaudés malheureusement. Plusieurs de mes collègues ayant suivi une formation sur le sujet et ayant envie de tenter le projet de mettre en oeuvre certains de ces préceptes à la rentrée, j’ai emprunté le livre à la bibliothèque pour comprendre ce qui les avait séduits … et je me suis vite retrouvée à prendre des notes pour, finalement, m’acheter le livre ! Je ne le résumerai pas ici car bien des sites en parlent depuis sa publication et mieux que je ne le ferais en quelques lignes.  J’ai été interpelée par l’introduction qui explique pourquoi l’autorité telle qu’on l’appliquait il y a quelques dizaines d’années a perdu de son sens aujourd’hui. J’ai aussi été interpelée par l’analyse que l’auteur fait des erreurs de jugement commises par les adultes qui prétendent pourtant éduquer des enfants. Enfin, j’ai aimé que les solutions proposées soient richement illustrées, que des ratages / des difficultés soient également racontés, que l’ensemble s’inscrive dans un quotidien concrêt. Plus j’avançais dans l’essai, plus je tentais de mettre en oeuvre de petites choses avec mes propres enfants et même si, évidemment, rien n’est miraculeux, j’ai senti un changement dans ma propre manière d’envisager les choses (en particulier les conflits mais aussi les réactions de mes enfants), puis tout doucement dans leur manière d’appréhender les différends. Je vais avoir besoin d’une relecture pour ancrer cette théorie dans mon esprit et dans ma manière de fonctionner, pour faire le tri entre ce qui nous correspond et ce qui m’intéresse moins, mais oui, j’ai aimé cette lecture car elle m’a menée à re-considérer ce en quoi je croyais en matière d’autorité et de discipline pour m’aider à agir plus en accord avec ce que je suis et ce que je veux être.

 

Voyager léger

Je ne sais pas vous mais nous, à chaque fois que nous partons quelque part, autant j’arrive à limiter le volume de vêtements à emporter, autant je suis toujours désagréablement surprise par la place occupée par les affaires de toilette !

Cette année, nous n’avons d’autre choix que de voyager vraiment léger car nous partons pour une semaine de road trip au pays basque : 7 trains, 4 hébergements différents dont un dans un arbre, voilà qui impose le sac à dos et le moins de poids possible à porter.

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Je m’efforce donc de limiter nos besoins à l’essentiel et voici ce que ça donne pour les affaires de toilette, pour trois personnes pendant une semaine :

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(de bas en haut)

3 brosses à dents

du savon et du shampoing solides que je range dans un gant de toilette pour que ce soit 1. léger 2. pratique quand on doit refaire les sacs alors qu’ils sont encore humides

des lingettes lavables

une crème de jour dans un mini tube

du dentifrice solide

une huile essentielle de tea tree et une huile essentielle de gaulthérie

un fond d’huile d’olive pour se nettoyer la peau et l’hydrater

un peu du savon spécial qu’utilise Mamz’ElleA qui a une peau atopique

Nous aurons ainsi l’essentiel sans que ce ne soit ni trop lourd ni trop volumineux. C’est minimaliste, zéro déchet et économique !